Le rythme du récit et sa morale
Dans un récit au passé, le narrateur joue avec le rythme en utilisant différentes techniques : l'ellipse (passer sous silence un événement), le sommaire (résumer un événement) et la scène (décrire précisément). Ces variations créent le rythme particulier de l'histoire.
Le dénouement nous montre Mathilde, devenue encore plus pauvre qu'avant. Pour rembourser ce qu'elle croyait être une vraie parure, elle a vécu dix ans dans la misère. La chute de la nouvelle (son final inattendu) survient lorsqu'elle apprend que la parure empruntée était fausse ! Tout ce sacrifice était inutile.
La morale de cette histoire est claire : il ne faut pas accorder trop d'importance aux apparences et au regard des autres. Maupassant critique cette obsession sociale qui peut mener à la ruine. La nouvelle, comme un roman condensé, suit le schéma narratif classique et aboutit à une fin brutale et surprenante.
🎨 Le réalisme ne se limitait pas à la littérature ! En peinture, des artistes comme Gustave Courbet ont également provoqué des polémiques en représentant la réalité sans l'embellir, comme dans son tableau "L'enterrement d'Ornans" (1849-1850), critiqué pour montrer le "laid" et le "trivial".