L'extase devant la nature
Quelques jours plus tard, Sido contemple un merle qui mange tranquillement ses cerises, ignorant totalement l'épouvantail. Cette scène révèle sa vraie personnalité : elle est fascinée par la beauté et l'intelligence de l'oiseau.
Le dialogue entre mère et fille est particulièrement révélateur. Sido chuchote d'admiration devant les gestes précis du merle, utilisant des questions rhétoriques pour attirer l'attention de Colette sur chaque détail. Elle observe "comme il se sert de sa patte", "les mouvements de sa tête".
Quand Colette lui rappelle les cerises perdues, Sido redescend brutalement sur terre. Son regard change complètement : Colette décrit "une sorte de frénésie riante, un universel mépris" qui l'inclut elle-même dans le dédain de sa mère.
💡 Point clé : Ce moment révèle l'ambiguïté de Sido : admirable dans sa passion pour la nature, mais capable de mépriser même sa propre fille !
Cette chute du texte montre que Sido n'est pas idéalisée. Colette dresse un portrait nuancé d'une femme exceptionnelle mais imparfaite, qui peut se montrer dure envers ceux qui ne partagent pas sa sensibilité esthétique.