Premier quatrain : errance, pauvreté et muse
Tu vois ce poète qui se balade avec les poings dans ses poches crevées ? C'est Rimbaud qui assume totalement sa condition de vagabond sans argent. Il ne cache rien de sa misère, au contraire il en fait presque une fierté.
Son paletot usé devient "idéal" grâce à son imagination débordante. C'est ça le génie de Rimbaud : transformer la pauvreté matérielle en richesse poétique ! Il détourne complètement les codes de la poésie classique.
Le poète se présente comme le "féal" de sa Muse, c'est-à-dire son serviteur fidèle. Mais attention, il mélange les registres : d'un côté le vocabulaire médiéval noble, de l'autre l'exclamation familière "Oh ! là ! là !". Cette combinaison crée un effet saisissant.
À retenir : Rimbaud mélange constamment le trivial et l'idéal, le familier et le lyrique, créant un style totalement nouveau.





