La toute-puissance de Nana face à Muffat
Nana impose ses règles avec une autorité absolue : "Mets bien dans ta caboche que j'entends être libre". Elle utilise un langage familier et provocateur qui choque Muffat.
Son discours est parsemé d'interjections ("Après ? Hein ?") et d'expressions vulgaires qui montrent son mépris. Elle va même jusqu'à ouvrir la porte, lui donnant le choix : accepter ou partir.
Muffat capitule complètement - "Il baissait la tête". Cette image le montre vaincu, transformé en esclave de ses désirs. Il préfère endurer les humiliations plutôt que de perdre Nana.
L'extrait se termine sur le cycle infernal de leur relation : Muffat paie, subit les tortures de la jalousie, puis rachète quelques heures de tendresse. Ce personnage rappelle Des Grieux dans Manon Lescaut, autre homme détruit par sa passion.
💡 Analyse littéraire : Cette relation illustre parfaitement la décadence sociale que Zola voulait dénoncer dans les Rougon-Macquart.