Daech et Al-Qaida Une révolution dans l'art de la guerre
Tu connais sûrement les attentats du 11 septembre ou ceux du Bataclan - ces événements illustrent parfaitement comment la guerre asymétrique a bouleversé les règles du jeu militaire. D'un côté, on trouve des coalitions occidentales avec leurs forces aériennes sophistiquées et leurs armées professionnelles. De l'autre, des groupes djihadistes comme Al-Qaida et Daech qui tiennent le terrain avec un équipement modeste mais redoutablement efficace.
Ces conflits non-conventionnels ne respectent plus le droit de la guerre traditionnel. Les organisations islamistes ne font aucune distinction entre civils et militaires, que ce soit pour recruter ou choisir leurs cibles. Résultat ? Les populations d'Irak et de Syrie subissent une brutalité inouïe, tandis que les attentats terroristes frappent partout dans le monde.
Le plus troublant, c'est que l'état de guerre devient permanent. Même quand les coalitions occidentales remportent des victoires militaires, comme la chute de Daech en 2019, la paix politique reste impossible à atteindre. Les djihadistes continuent de semer le chaos au Moyen-Orient et au Sahara.
Pourtant, certains aspects de la théorie clausewitzienne restent d'actualité. Le fameux "brouillard de la guerre" - cette confusion qui règne sur les champs de bataille - est plus présent que jamais dans les montagnes afghanes ou les déserts irakiens. Les objectifs restent politiques Daech voulait créer son califat, tandis que les Occidentaux cherchent à imposer la démocratie libérale.
Point clé Ces guerres représentent un tournant majeur car elles mélangent mondialisation et nouvelles technologies. Les groupes terroristes fonctionnent comme des multinationales avec leurs filiales, utilisant internet et les réseaux sociaux pour recruter dans le monde entier. Face à eux, les Occidentaux privilégient la guerre à distance avec des drones et des bombardements ciblés pour éviter les lourdes pertes humaines.
Le vrai problème ? Ces conflits semblent incontrôlables dans le temps et l'espace. Quand ils sont vaincus, les terroristes se réfugient dans des États en déliquescence pour continuer leur combat, rendant toute négociation de paix impossible avec des interlocuteurs qui n'existent pas vraiment.