Les révolutions néolithique et industrielle
La révolution néolithique marque un tournant décisif dans l'histoire humaine. Entre 9000 et 2000 av. J-C, les populations passent de la chasse-cueillette à l'agriculture et l'élevage. Ce changement ne se produit pas simultanément partout : d'abord au Proche-Orient , puis en Chine et bien plus tard en Afrique .
L'homme cesse alors simplement de prélever ce que la nature offre pour devenir producteur. Les innovations techniques comme les haches polies permettent de défricher des espaces pour créer des champs. Cette transformation entraîne la sédentarisation des populations, une meilleure alimentation grâce à la domestication des animaux et la sélection des plantes, mais aussi l'apparition de nouvelles maladies.
La population mondiale connaît alors une explosion démographique (de 6 millions à environ 100 millions d'habitants) et une hiérarchisation sociale apparaît. Cependant, le terme de "révolution" est contesté car ces transformations se sont étalées sur plusieurs millénaires.
À retenir : Le néolithique n'est pas une révolution soudaine mais plutôt une "néolithisation" progressive qui a transformé durablement notre rapport à la nature.
La révolution industrielle, amorcée à la fin du XVIIIe siècle en Grande-Bretagne, marque le passage des sociétés agricoles rurales aux sociétés industrielles urbaines. L'utilisation massive du charbon et la machine à vapeur de James Watt permettent le développement de l'industrie textile et de la métallurgie, puis des transports ferroviaires.











