L'euroscepticisme menace l'Union
Depuis 1992, l'euroscepticisme explose ! De droite comme de gauche, les critiques pleuvent sur cette Europe jugée trop technocratique et éloignée des citoyens.
Les nationalistes dénoncent la perte de souveraineté et l'incapacité à contrôler l'immigration. La gauche eurocritique attaque le libéralisme, le dumping social et la privatisation des services publics. Résultat : échec des référendums français et néerlandais en 2005, abstention croissante aux élections européennes.
Les partis eurosceptiques cartonnent ! Rassemblement national, Ligue du Nord, Fidesz... En 2019, ils dirigent l'Italie, la Pologne et la Hongrie. La crise migratoire fait ressurgir les frontières, la crise de la dette profite aux extrêmes.
Le Brexit (51,9% en 2016) illustre parfaitement cette crise. Les Britanniques préfèrent leur souveraineté et leurs liens avec le Commonwealth aux contraintes européennes.
Face à cette crise, l'Europe essaie de réagir : citoyenneté européenne, Erasmus, droit de pétition. Macron propose même des "conventions démocratiques" pour revitaliser l'UE.
💡 À retenir : L'euroscepticisme révèle le déficit démocratique européen et l'éloignement entre les institutions et les citoyens.