Les défis actuels de la démocratie européenne
La réalité, c'est que beaucoup de citoyens se sentent déconnectés de l'Europe. L'abstention aux élections européennes atteint 58% en 2014, et le rejet de la constitution européenne en 2005 en France et aux Pays-Bas a marqué un vrai coup d'arrêt.
Ce déficit démocratique alimente les critiques : les institutions européennes sont perçues comme dirigées par des technocrates sans contrôle citoyen réel. La crise financière de 2008 a renforcé cet euroscepticisme, donnant des arguments aux partis populistes qui dénoncent les "eurocrates".
Le Brexit de 2016 constitue un véritable électrochoc. Pour la première fois, un pays quitte l'UE après référendum, révélant les failles du projet européen. L'élargissement de 6 à 28 membres (puis 27) pose aussi question : comment rester efficace et démocratique avec autant d'États aux intérêts différents ?
Les partis populistes exploitent ces tensions en réclamant plus de souveraineté populaire et moins d'Europe. Ils critiquent la libre circulation et la mondialisation, appelant à un retour aux frontières nationales.
🔍 Point critique : L'UE doit résoudre ce paradoxe : son droit influence notre quotidien, mais les citoyens ne se sentent pas représentés dans ses décisions.