I. Les lieux de mémoire
A. La construction de la mémoire juive
Le silence après 1945
Cette section aborde les raisons du silence initial sur les génocides après la guerre :
- Les procès des dignitaires nazis diluent le crime de génocide parmi d'autres accusations.
- La destruction des preuves par les nazis complique le travail des enquêteurs.
- Les témoignages des rares rescapés sont étouffés par d'autres mémoires jusqu'aux années 1970.
Example: Sur les 5 camps d'extermination, seul Auschwitz reste intact après la guerre.
En Europe de l'Ouest
Le texte explique la domination du "mythe résistancialiste" et de la mémoire des déportés politiques :
- Le pouvoir promeut l'idée d'une France unanimement résistante pour faciliter la reconstruction et la réconciliation.
- La collaboration de Vichy et sa participation aux génocides sont passées sous silence.
- Le sort des Juifs déportés n'est pas distingué des autres victimes de la guerre.
Definition: Résistancialisme - Néologisme créé par l'historien H. Rousso en 1987 pour décrire l'idée d'une France unanimement résistante, promue par les Communistes et les Gaullistes.
Le réveil de la mémoire juive après 1960
Cette partie détaille l'émergence d'une mémoire juive du génocide à partir des années 1960 :
- Le procès Eichmann à Jérusalem en 1961 marque le début de la libération de la parole.
- La publication de "La destruction des Juifs d'Europe" par R. Hilberg en 1961 devient une référence.
- La Guerre des Six Jours en 1967 provoque une explosion de témoignages et l'apparition d'une mémoire de la Shoah.
Quote: L'historienne Annette Wieviorka parle d'un "Grand silence" pour décrire la difficulté des survivants de la Shoah à témoigner au lendemain de la libération des camps.






































