Les guerres du Golfe : de l'intervention à la déstabilisation
Saddam Hussein, dirigeant laïque de l'Irak depuis 1979, envahit le Koweït en août 1990 pour ses ressources pétrolières. La réponse est immédiate : coalition internationale menée par les États-Unis avec l'accord de l'ONU.
L'opération "Tempête du Désert" janvier−feˊvrier1991 est un succès rapide : offensive aérienne puis terrestre, l'Irak se retire du Koweït. Saddam reste au pouvoir mais son pays subit des sanctions économiques drastiques.
La seconde guerre du Golfe (2003) change tout. Sans accord de l'ONU (veto français), les États-Unis envahissent l'Irak sous de faux prétextes (armes de destruction massive inexistantes). Objectif réel : contrôler les hydrocarbures et renverser Saddam.
Résultat catastrophique : guerre civile entre sunnites et chiites, chaos général qui permet l'émergence de Daech en 2006. L'Irak, barrière laïque contre l'Iran islamiste, s'effondre.
💡 À retenir : La première guerre était légitime et réussie, la seconde illegale et désastreuse pour la stabilité régionale.