Al-Qaïda et Daesh : la rupture avec Clausewitz ?
Ces nouveaux acteurs semblent casser tous les codes de Clausewitz ! D'abord, ce ne sont plus des États qui s'affrontent, mais des organisations transnationales contre des "ennemis de l'intérieur" (attentats de Charlie Hebdo, Bataclan...).
Les conflits deviennent asymétriques : d'un côté des armées conventionnelles, de l'autre des groupes terroristes qui utilisent des camions-béliers ou des ceintures explosives. Plus de batailles rangées, mais des actions ponctuelles ultra-médiatisées pour terroriser les populations.
Mais attention ! La théorie de Clausewitz garde sa pertinence. Ces mouvements restent fondamentalement politiques : ils veulent imposer leur vision du monde, créer un califat, chasser l'Occident du Moyen-Orient. Leurs actions ont un sens politique, même radical.
💡 À retenir : Même le terrorisme reste "politique" au sens de Clausewitz - il cherche à transformer la société par la violence.
La "montée aux extrêmes" est totale : aucun compromis possible, guerre absolue au nom de la religion. Et quand Daesh contrôle un territoire, ça redevient une guerre "classique" avec une coalition militaire internationale.