Le monde grec et la citoyenneté athénienne
Le monde grec n'était pas un territoire unifié ! C'était plutôt un ensemble de cités dispersées autour de la Méditerranée et de la mer Noire. Malgré une langue et une culture communes, les Grecs restaient divisés et se faisaient même la guerre.
Pour être citoyen à Athènes après les réformes de Périclès, il fallait respecter des conditions strictes : être un homme libre, fils d'un citoyen et d'une mère athénienne, et avoir accompli l'éphébie (service militaire de 18 à 20 ans). Chaque citoyen devait être prêt à servir Athènes jusqu'à donner sa vie si nécessaire. Les métèques (étrangers) pouvaient exceptionnellement devenir citoyens s'ils rendaient un grand service à la cité.
Sur environ 350 000 habitants, seulement 10% (35 000) étaient des citoyens. Les femmes, les esclaves, les handicapés de naissance et la plupart des métèques étaient exclus de la citoyenneté. Être citoyen signifiait avant tout être un combattant, un hoplite qui protégeait son voisin de gauche avec son bouclier.
💡 Tu te demandes pourquoi si peu de personnes avaient des droits politiques ? C'est que la démocratie athénienne reposait sur l'idée que seuls ceux qui pouvaient défendre la cité méritaient de participer à ses décisions.
Les citoyens bénéficiaient de droits comme la propriété, l'éligibilité politique et l'exemption de torture en cas de jugement. Mais ils avaient aussi des devoirs : participer à la vie politique, combattre et assister aux fêtes civiques et religieuses.

































