La Révolution française : du chaos à la République
Le contexte explosif de 1788 rend la révolution inévitable. La France traverse une crise financière majeure avec un déficit énorme, pendant que les idées des Lumières remettent en question la monarchie absolue. La révolution américaine montre qu'une république est possible, et le couple royal perd de son prestige à travers chansons et caricatures.
Les dates clés s'enchaînent rapidement : le 5 mai 1789, le roi convoque les États généraux, mais dès le 17 juin, le tiers état se proclame Assemblée nationale. Le serment du Jeu de Paume (20 juin) engage les députés à donner une constitution à la France, tandis que l'abolition des privilèges (4 août) et la Déclaration des droits de l'homme (26 août) révolutionnent la société.
La rupture avec le roi s'aggrave progressivement. Après la fête de la Fédération (juillet 1790) qui réconcilie temporairement roi et peuple, la fuite à Varennes (juin 1791) brise définitivement la confiance. La guerre contre l'Autriche (avril 1792) radicalise les positions.
💡 Astuce exam : Retiens que 1789 = fin de l'Ancien Régime, 1792 = fin de la monarchie, 1794 = fin de la Terreur !
L'Assemblée nationale réorganise complètement la société française. Les provinces deviennent des départements, les biens du clergé sont confisqués et vendus, et tous paient désormais l'impôt. La Constitution civile du clergé (1790) laïcise le pays en élisant évêques et curés, ce qui provoque l'opposition du pape.
Deux camps politiques s'opposent dans cette révolution : les Girondins, modérés et méfiants envers le peuple radical, détiennent le pouvoir de la première République. Face à eux, les Montagnards comme Robespierre, Danton et Saint-Just, plus radicaux et proches du peuple, domineront bientôt la Convention.
La Terreur (1793-1794) marque l'apogée de la radicalisation. Robespierre et le Comité de salut public instaurent la loi des suspects : quiconque ne soutient pas activement la République risque l'exécution. Cette période voit aussi la levée en masse d'un million de soldats et une politique de déchristianisation avec le calendrier révolutionnaire.