Le régime nazi d'Hitler : une dictature totalitaire
Imagine un pays où une seule personne contrôle absolument tout - c'est exactement ce qui s'est passé en Allemagne avec Hitler. En 1932, son parti nazi (NSDAP) remporte les élections, et en janvier 1933, il devient chancelier.
L'Allemagne traversait alors une crise majeure : le pays était humilié par le traité de Versailles (surnommé le "Diktat"), et la population subissait un chômage de masse. Hitler a profité de cette situation désespérée pour s'imposer.
Après l'incendie du Reichstag, Hitler confisque tout le pouvoir politique. Le régime se caractérise par un seul chef (le Führer) et un seul parti autorisé. Une véritable politique de terreur s'installe avec la Gestapo (police politique) et les SS (forces militaires), qui déportent tous les opposants dans des camps.
À retenir : Hitler transforme l'Allemagne en dictature en exploitant la crise économique et l'humiliation nationale après la Première Guerre mondiale.
L'idéologie nazie impose l'antisémitisme radical - les lois de Nuremberg établissent qu'avoir un grand-parent juif suffit à être considéré comme "non-allemand", et se marier avec un juif devient une trahison. Pour les nazis, les ennemis de l'Allemagne sont les juifs, les handicapés et les communistes, car seuls les Aryens forment la "race supérieure".
La population est totalement encadrée : propagande constante, contrôle des médias, presse censurée, discours théâtraux et organisations de jeunesse obligatoires comme les Jeunesses hitlériennes. L'économie devient entièrement contrôlée avec le boycott des magasins juifs et le réarmement massif qui permet de réduire le chômage en embauchant des ouvriers dans l'industrie d'armement.
Cette politique expansionniste mène rapidement aux premières annexions : l'Autriche (Anschluss) au nom de l'unification allemande, puis la Tchécoslovaquie malgré sa puissante armée.