Le régime nazi et le Front populaire français
Le parti nazi compte 9 millions de membres dès 1933. Goebbels, ministre de la propagande, contrôle l'information tandis que la Gestapo (police politique) traque les opposants. En février 1934, une manifestation de la ligue d'extrême droite fait plusieurs morts. Cette ligue partage les valeurs antidémocratiques, xénophobes et antisémites du nazisme.
La nuit du 10 novembre 1938, connue sous le nom de "nuit de cristal", marque l'arrestation et la déportation massive de Juifs vers les camps de concentration. Le régime nazi persécute également homosexuels, prostituées et malades mentaux, considérés comme "non-allemands". En mars 1938, l'Allemagne annexe l'Autriche, première étape de son expansion territoriale.
En France, face à la montée des extrêmes, les partis de gauche s'allient en 1936 pour former le Front populaire dirigé par Léon Blum. Ce gouvernement instaure des réformes sociales majeures : semaine de 40 heures, congés payés de deux semaines et les accords de Matignon. Mais cette expérience politique prend fin dès 1937, alors que la menace nazie continue de grandir.
🔑 Le contraste est saisissant : pendant que l'Allemagne nazie supprime les libertés, la France tente une expérience démocratique et sociale avec le Front populaire, même si celle-ci sera de courte durée.