Le fascisme italien
Dans l'Italie d'après-guerre, la démocratie se fragilise face aux protestations populaires contre les mauvaises conditions de vie et les mouvements de grève des ouvriers en 1919. C'est dans ce contexte que naît le fascisme italien.
Benito Mussolini, ancien instituteur, fonde les Faisceaux italiens de combat puis le Parti National Fasciste (PNF) en 1921. Son idéologie mélange nationalisme et certaines idées d'extrême gauche. La violence devient rapidement son mode d'action privilégié, comme l'illustre l'assassinat du député Giacomo Matteotti en 1924 par les squadristi (milices fascistes). En 1926, Mussolini fait voter les "lois fascistissimes" qui lui accordent les pleins pouvoirs.
Le contrôle de la société s'exerce par la mobilisation permanente du peuple. La propagande, orchestrée par un ministère dédié, diffuse des slogans comme "Croire, obéir, combattre" et "Le Duce a toujours raison". La jeunesse est particulièrement ciblée avec les Balilla, organisation qui encadre les enfants dès leur plus jeune âge. Parallèlement, la police politique OVRA traque les opposants.
💡 Le fascisme italien se distingue du nazisme par une violence moins systématique, mais partage avec lui l'obsession du contrôle total de la société.
Sur la scène internationale, Mussolini se lance dans des aventures coloniales, notamment l'invasion de l'Éthiopie en 1934, qui entraîne des sanctions européennes. Il se rapproche alors d'Hitler en signant l'Axe Rome-Berlin en 1936, puis rejoint le Pacte anti-Komintern en 1937, préparant ainsi l'alliance des régimes totalitaires contre l'URSS.