La liberté : entre volonté, morale et politique
Le libre arbitre selon Descartes, c'est ta capacité à prendre des décisions sans être forcé par des éléments extérieurs. Au niveau le plus simple, ça donne la "liberté d'indifférence" - faire un choix au hasard sans vraiment réfléchir. Mais au niveau supérieur, c'est choisir en connaissance de cause, que ce soit le vrai ou le bien.
Attention, Hobbes et Spinoza remettent ça en question ! Pour eux, même quand tu penses être libre, tes désirs ont forcément une cause. Spinoza va encore plus loin : selon lui, croire qu'on a une volonté totalement libre, c'est une illusion. La vraie liberté, c'est comprendre les causes qui t'ont poussé à agir.
💡 À retenir : Pour Spinoza, être libre ce n'est pas agir sans cause, mais connaître les causes de ses actes !
Du côté de la morale, Kant explique que ta volonté n'est libre que si elle obéit à des règles qu'elle s'est fixées elle-même - c'est ce qu'on appelle l'autonomie. Un acte n'est vraiment moral que s'il est fait librement, par respect de la loi morale, pas par intérêt ou par peur.
Enfin, politiquement parlant, Rousseau distingue deux types de liberté. La liberté civile, c'est quand ta volonté correspond à la "volonté générale" de la société. Benjamin Constant ajoute une nuance : les Anciens participaient activement à la vie politique, tandis que nous, les Modernes, on peut aussi choisir de se concentrer sur notre vie privée.