L'utilitarisme : quand les fins justifient les moyens
Les utilitaristes comme John Stuart Mill pensent différemment : pour eux, un comportement immoral peut être justifié s'il produit un bien supérieur. Leur principe ? "Le plus grand bonheur pour le plus grand nombre."
Imagine qu'un mensonge puisse sauver des vies innocentes - un utilitariste le justifierait par ses conséquences positives. Cette approche conséquentialiste juge la moralité d'un acte uniquement par ses résultats, pas par ses intentions.
Mais Kant s'oppose fermement à cette vision ! Pour lui, mentir reste toujours immoral, même pour sauver une vie. Dans Crime et Châtiment, Dostoïevski montre cette tension : Raskolnikov justifie son meurtre par des raisons économiques, mais sombre dans la culpabilité car la loi morale reste inviolable.
💡 À retenir : L'utilitarisme permet de justifier l'immoralité si les conséquences sont bénéfiques, mais cette approche reste très controversée.