Les défis des sciences physiques et humaines
Les sciences physiques font face à un problème majeur : le problème de l'induction. En gros, on tire des lois générales à partir d'expériences particulières, mais on ne peut jamais tester tous les cas possibles ! Prends l'exemple de Hume : même si tu vois des millions de corbeaux noirs, un seul corbeau blanc suffit à ruiner ta loi "tous les corbeaux sont noirs".
Pire encore, le lien de causalité qu'on utilise partout en physique n'est qu'une habitude psychologique. Tu vois A suivi de B plusieurs fois, et hop, tu penses que A cause B. Mais en réalité, tu n'observes qu'une corrélation, pas une vraie connexion !
Bachelard a identifié un autre piège : les obstacles épistémologiques. Ce sont nos idées spontanées qui nous empêchent de comprendre la science. Son exemple du "préjugé du nageur" est parlant : les élèves pensent qu'un objet flotte grâce à sa propre force, alors que c'est la poussée d'Archimède qui agit.
💡 Bon à savoir : Dilthey a tranché le débat entre sciences naturelles et sciences humaines : "Nous expliquons la nature, nous comprenons la vie psychique." En physique, on cherche des causes ; en sociologie, on interprète du sens.