Taxes, subventions et marché carbone
La fiscalité environnementale joue sur les prix : on taxe ce qui pollue et on subventionne ce qui protège l'environnement. Le malus écologique sur les voitures polluantes ou le bonus pour l'électrique, ça marche plutôt bien pour orienter les choix.
Le marché des quotas d'émission, c'est plus sophistiqué : l'État distribue des "droits à polluer" aux entreprises, qui peuvent les échanger entre elles. Celles qui polluent peu revendent leurs quotas, celles qui polluent beaucoup doivent en racheter.
Problème majeur : ces outils touchent souvent plus les ménages pauvres que les riches. La taxe carbone fait flamber le prix du carburant, mais seuls les ménages aisés peuvent s'offrir une voiture électrique !
📊 Chiffre clé : En Europe, le marché carbone concerne 16 400 entreprises dans 31 pays, mais le prix des quotas était ridicule en 2017 (4,45€) avant de remonter à 24,7€ en 2019.
Les politiques environnementales doivent jongler entre écologie et économie - pas facile de concilier des intérêts souvent contradictoires !