Une société de classes en mutation
La France actuelle peut-elle encore être considérée comme une société de classes ? Pas vraiment. La moyennisation réduit les écarts entre catégories sociales tout en creusant les inégalités à l'intérieur de chaque groupe.
Les rapports sociaux de genre créent des dominations comparables aux rapports de classes : inégalités salariales, temps partiel subi, charge mentale domestique. Les identifications subjectives montrent que les gens se sentent moins appartenir à une classe sociale.
L'individualisation multiplie les critères de différenciation : génération, sexe, orientation sexuelle... Selon Bernard Lahire, chaque individu développe des "profils éclectiques" incompatibles avec l'appartenance à une classe unique.
Bilan : La société française évolue vers plus de complexité et d'individualisation, remettant en question les analyses traditionnelles en termes de classes.