Engagement politique : formes et évolutions
Pourquoi certains s'engagent-ils en politique alors que d'autres restent passifs ? Cette question traverse toute l'analyse de la participation politique dans nos démocraties.
L'engagement prend des formes conventionnelles (vote, candidature) et non conventionnelles (manifestations, pétitions, boycotts). Mais s'engager semble irrationnel selon le paradoxe de l'action collective d'Olson : coûts individuels élevés pour des gains collectifs incertains !
Les incitations sélectives reˊcompenses/sanctionsindividuelles et les rétributions symboliques (estime, liens sociaux) expliquent pourtant l'engagement. La structure des opportunités politiques influence aussi la mobilisation selon les contextes.
L'engagement dépend fortement des variables sociodémographiques. Les hommes, plus âgés, diplômés et de classes supérieures participent davantage - reproduction des inégalités sociales dans la sphère politique !
Les formes d'action évoluent : déclin des partis et syndicats, essor des associations et nouveaux mouvements sociaux. Les enjeux aussi changent, passant du matérialiste (salaires, emploi) au post-matérialiste (environnement, identités).
Évolution majeure : Le répertoire d'action collective devient plus international, médiatique et spectaculaire avec les réseaux sociaux.