Analyse des deuxième et troisième strophes
La deuxième strophe de "L'Albatros" se concentre sur une anecdote spécifique, zoomant sur le pont du bateau où l'action se déroule.
Example: L'utilisation du passé composé ("ont pris") donne un caractère concret et immédiat à la scène décrite.
Baudelaire emploie des périphrases éloquentes comme "ces rois de l'azur" et "les grandes ailes" pour désigner l'albatros, soulignant sa majesté naturelle. Cependant, ces attributs nobles sont rapidement contrastés par des qualificatifs dévalorisants, préfigurant la chute de l'oiseau.
La troisième strophe poursuit cette dégradation avec un vocabulaire axé sur le jugement et une série d'exclamations dramatiques.
Quote: "Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !"
Cette ligne illustre parfaitement le contraste saisissant entre la grâce de l'albatros dans les airs et sa maladresse sur le pont. L'alexandrin "Que ces ailes de géant l'empêchent de marcher" façonne l'image d'un être mal adapté à son nouvel environnement.
Highlight: La torture infligée à l'oiseau, symbolisée par l'image du "brûle-gueule", renforce la cruauté de la situation et préfigure le sort du poète dans la société.