Le regard passionné de Sido sur la nature
Tu vas découvrir pourquoi Sido fascine tant sa fille Colette ! Dans cet extrait de 1930, Colette raconte avec humour comment sa mère observait un merle dévorer leurs cerises malgré l'épouvantail installé pour les protéger.
Sido a un regard attentif sur la nature qui la distingue du "commun des mortels". Elle suspend un épouvantail pour effrayer les merles, mais quand elle voit l'oiseau se régaler dans son cerisier, elle l'observe passionnément au lieu de le chasser. Colette note avec amusement cette contradiction de sa mère.
Le dialogue entre mère et fille révèle l'admiration de Sido pour l'animal. Elle impose le silence à Colette et multiplie les questions rhétoriques pour lui faire admirer la dextérité du merle. Les verbes du champ lexical de la vue ("regarde, tu vois, remarque") montrent qu'elle préfère contempler plutôt que protéger ses fruits.
À retenir : Colette utilise le passé composé ("je l'ai vu") pour se replacer dans la position de l'enfant qui observe sa mère avec curiosité.



