Le premier amour du narrateur
Gary nous plonge directement dans l'intensité des émotions enfantines avec ce premier amour "violent" et "total" qui "empoisonne" l'existence du petit garçon. Le ton dramatique utilisé pour décrire cet épisode peut sembler exagéré, mais c'est exactement ce qui rend le récit si touchant.
Valentine, 8 ans, apparaît comme une apparition idéalisée : brune aux yeux clairs, vêtue de blanc, tenant une balle. Cette description reprend tous les codes du coup de foudre littéraire, mais transplantés dans un univers d'enfants.
Le narrateur décrit les symptômes physiques classiques de l'amour : jambes molles, cœur qui bat, vue troublée. Mais quand il essaie d'utiliser les techniques de séduction apprises de sa mère (lever les yeux vers la lumière), Valentine reste totalement indifférente.
À retenir : Gary utilise le vocabulaire tragique ("passion violente", "empoisonna", "faillit me coûter la vie") pour parler d'un amour d'enfant, créant un décalage humoristique.