Une célébration du monde comme remède
Comment la littérature peut-elle agir comme un antidote contre les maux de l'existence ? Colette nous donne une réponse lumineuse dans ses œuvres "Sido" et "Les Vrilles de la vigne".
Dans "Sido", publié en 1930, Colette rend un vibrant hommage à sa mère, figure centrale et presque divine de son enfance. "Je la chante de mon mieux", confie l'auteure qui idéalise cette femme extraordinaire dans son jardin. Cette célébration s'étend également aux figures moins éclatantes comme son père "mal connu, méconnu" ou ses frères et sœur "Sauvages", dont elle admire le rapport unique à la nature.
L'amour de Colette pour tous les êtres vivants se manifeste particulièrement envers les animaux. Dans "Les Vrilles de la vigne", elle décrit avec précision le comportement de sa chatte Nonoche et donne même la parole aux animaux dans des textes comme "Dialogue de bêtes". Son écriture crée un va-et-vient permanent entre personnification des animaux et animalisation des humains.
Le saviez-vous ? L'écriture de Colette s'inspire directement de sa mère qui l'invitait constamment à observer le monde : "Chut !... Regarde..." lui enjoignait Sido devant un merle mangeant des cerises. Cette invitation à la contemplation deviendra le fondement de son œuvre.






