L'effacement progressif du misérable
Le deuxième mouvement du texte décrit l'effacement progressif de Jean Valjean, qui passe du statut d'homme à celui d'objet. Hugo utilise des images fortes comme la chaîne et le carcan pour illustrer la déshumanisation du personnage.
Citation: "On le mit dans la chaîne. Le carcan le prit."
L'auteur établit un parallèle avec Bonaparte, suggérant que si on avait laissé sa chance à Jean Valjean, il aurait pu s'élever comme lui. Le champ lexical du nom est utilisé pour montrer comment Jean Valjean perd son identité et devient un simple objet.
Définition: Carcan - Collier de fer utilisé autrefois pour attacher un condamné au pilori.
Hugo emploie un registre pathétique pour susciter la compassion du lecteur et lui faire prendre conscience de la gravité de la situation. Les dernières paroles de Jean Valjean sont rapportées en discours direct, soulignant la perte de son humanité.
Highlight: L'anadiplose "Il dit : Adieu. Puis il s'effaça" marque la disparition symbolique de Jean Valjean en tant qu'individu.



