La malédiction familiale : quand les dieux s'en mêlent
Phèdre reconnaît sa "folle" passion mais refuse de s'en excuser complètement. Elle se déteste ("je me hais") et veut mourir, prisonnière d'un amour qu'elle sait impossible et monstrueux.
Le plus fort, c'est qu'elle rejette la faute sur Vénus, la déesse de l'amour, qui poursuit sa famille d'une malédiction. Selon elle, les dieux manipulent les mortels comme des objets - c'est ça, le tragique ! Elle n'est pas vraiment libre de ses choix.
L'oxymore "gloire cruelle" montre bien sa situation : sa famille est célèbre mais maudite. Vénus a déjà séduit (au sens de "détourner du droit chemin") d'autres femmes de sa lignée.
💡 Point culture : Au XVIIe siècle, "séduire" signifiait "mener au péché", pas "charmer" comme aujourd'hui !
Phèdre se vit comme une victime des dieux, ce qui rend sa culpabilité encore plus complexe.