Progrès technique : moteur de croissance ou destructeur d'emplois ?
Le progrès technique booste la productivité globale des facteurs (PGF), qui devient alors une source majeure de croissance économique. Mais ses effets sur l'emploi sont plus complexes qu'il n'y paraît.
D'un côté, les effets positifs créent un cercle vertueux : hausse de productivité → augmentation du pouvoir d'achat → plus de consommation → plus de demande → les entreprises produisent davantage → création d'emplois. C'est le mécanisme qui explique pourquoi nos sociétés industrialisées emploient finalement plus de monde qu'au 19e siècle.
De l'autre côté, les effets négatifs sont bien réels avec la destruction de certains emplois. L'exemple typique ? Les caisses automatiques qui remplacent les caissiers dans les supermarchés.
À retenir : À long terme, le progrès technique a un effet légèrement positif sur le volume total des emplois, même si cette transition peut être douloureuse.
Le vrai défi aujourd'hui, c'est que le progrès technique détruit massivement les emplois intermédiaires - ces postes routiniers et relativement simples. Cette transformation crée de nouvelles inégalités de revenus, même si le progrès technique n'est pas seul responsable (la mondialisation joue aussi un rôle clé).
Pour s'adapter, il faut miser sur une main-d'œuvre qualifiée grâce à un système éducatif de qualité et des investissements massifs en formation. Car les revenus (ces sommes qu'on peut consommer sans entamer son patrimoine) dépendent de plus en plus de sa qualification - cette capacité à exercer un métier déterminé, mesurée par les diplômes et l'expérience.