De l'observation du problème à l'action politique
Quand un phénomène environnemental devient visible, il ne se transforme pas automatiquement en action politique. D'abord, différents acteurs (associations, médias, scientifiques) doivent le médiatiser et sensibiliser le public.
Cette mobilisation crée un problème public qui génère des débats dans les médias et en politique. C'est seulement après cette construction sociale qu'une action publique peut voir le jour.
Les acteurs impliqués collaborent parfois, mais entrent aussi en conflit selon leurs intérêts. L'action peut se déployer à différents niveaux : local, national, européen ou mondial comme le GIEC créé en 1988 pour le climat.
À retenir : Un problème environnemental doit être "construit" socialement avant de devenir une priorité politique !
Les outils pour lutter contre la pollution
Face aux externalités négatives (quand une entreprise pollue et fait subir les conséquences aux autres), les pouvoirs publics disposent de plusieurs instruments.
La réglementation impose des normes avec des sanctions. Simple à comprendre, mais elle ne pousse pas à faire mieux que le minimum requis et peut créer des effets rebond.
La taxation environnementale fait payer les pollueurs proportionnellement à leurs émissions. Plus incitatif, mais les pouvoirs publics doivent fixer le bon niveau de taxe et décider quoi faire de l'argent collecté.
Les subventions à l'innovation verte encouragent les solutions propres, mais coûtent cher et risquent d'être mal ciblées. Les marchés de quotas d'émissions permettent aux entreprises d'acheter le droit de polluer, mais leur mise en place reste complexe.